04 juillet 2009
Paisible Massa
Chers amis, le vivier des restaurant japonais est encore loin d'être épuisé par ici. Découverte au fil du tram, sur le chemin de la maison, cette adresse a suscité ma curiosité quotidienne par ses vitres sablées et une laconique pancarte à l'extérieur : "Sushi et sashimi à l'emporter". Quid ? Bonne surprise.
L'ambiance : Difficile de dire que Massa soit bruyant car nous étions seuls une bonne partie de la soirée. Certes, le soir de la fête de la musique n'étant pas le meilleur pour trouver les restos bondés, mais c'était le but... Endroit charmant à mon goût, avec un petit je-ne-sais-quoi de marin. Tout à fait paisible. Pour les solitaires, il y a même de la lecture a dispo (autre que 20 minutes et Le Matin Bleu j'entends). Le service est discret et efficace. L'assiette : L'enseigne stipule "Restaurant Franco-Japonais". Je dois dire avoir chercher la partie franco de l'histoire, la carte étant solidement ancrée en pays nippon. Mais qui ne tente rien ... j'ai donc commandé le plat le plus français de tous : la bouillabaisse à la japonaise. Poisson tendre et sauce savoureuse. Pas mal du tout. Ma préférence va cependant toujours à des choses plus traditionnelles : le futomaki est excellent, avec ses petits œufs qui crissent sous la dent !D'après mon convive, les sushi étaient inégaux selon le poisson. Le tout très joliment présenté. Côté boissons, les amateurs de saké pour s'offrir une formule dégustation à 3 ou 5 saké, et les théinophiles s'étencher au Hoji-cha. Last, la glace au thé vert est de loin la meilleure dégustée à Genève. Le prix : Copieux menus divers et variés à partir de 45 CHF le soir. Futomaki à 16.-; bouillabaisse à 39.-, thé à 6.-. 3 gammes de prix pour les saké, intermédiaire autour de 12 CHF. Alors ? A découvrir.
Massa
48 bis rue de la Terrassière, Genève
022 786 15 05
Fermé samedi midi, dimanche et lundi.
Sushis et sashimi également à l'emporter.
12 juin 2009
Once upon a time...
Réminiscence de l'enfance ou signe du destin, cet ouvrage traine dans mes bibliothèques depuis que j'ai 10 ans, prix d'une improbable réussite scolaire. Jamais ouvert depuis, il a fallu attendre mon age vénérable pour que je parte à la découverte de son charmant contenu: 26 contes japonais. C'est ainsi que je me suis plongée dans l'imaginaire collectif nippon, où se côtoient tour à tour moults esprits; la terrible Yamamba, hideuse et vorace; et une trouppe d'animaux qui s'incarnent afin de mettre à l'épreuve ou remercier les humains. J'aime tout particulièrement la triste histoire du Ver de terre, qui
dans l'espoir d'obtenir la parole, fut dépossédé de son regard, victime
du Grillon.
J'avoue cependant ne pas avoir percé à jour toute la symbolique de ses contes... La nature est très présente et la fin souvent heureuse. Même s'ils ne "vécurent pas heureux en
ayant beaucoup d'enfants", ils repartent souvent avec un joli mâgot qui
les met bien a l'abri des soucis !
Contes japonais
Miroslav Novak et Zlata Cerna
Gründ Paris
02 juin 2009
Sushi en boite
Quand une furieuse envie vous prend la samedi midi en plein shopping, il n'y a pas 36 solutions pour étancher son appétit rapidos. Visite chez Mikado, depuis le temps que je passe devant...
L'ambiance: Loin de l'ambiance McDo, le lieu est assez paisible, avec de belles tables en bois clair façon tables d'hôtes, et une agréable terrasse ombragée aux beaux jours. L'entrée est réservée à l'épicerie, plus loin des rayons frigorifiés offrent une large variétés d'assortiments. Des plats chauds patientent sous les rayons infrarouges.
L'assiette: Beaucoup de riz et beaucoup de mayo, malheureusement l'expérience n'est pas à la hauteur de mes espérances. Je déplore notamment l'utilisation assez systématique de surimi (plutôt que de chair de crabe comme on en trouve beaucoup ailleurs) et le manque de saveurs de ce que nous avons avalé (essentiellement des maki, j'avoue ne pas avoir goûté ni les sushi/sashimi, ni les plats chauds) Le prix: pas dramatique, pour un rouleau au crabe + un futomaki + un rouleau de maki + une salade d'algue = 21 CHF. Too much : pratique pour l'emporter, rien n'est prévu si l'on consomme sur place. Tout est hyper conditionné dans du plastique : le gingembre en micro portion, le shoyu en fioles de 3 ml, et même les soucoupes pour la sauce. Le wasabi est payant. Résultat : bonjours les déchets... Alors ? : Plus fast que food, remplis mais pas satisfaits.
Mikado Terrassière
rue de la Terrasière 23, Genève
022 700 44 77
Fermé dimanche et lundi
14 mai 2009
Nihongo wo hanasemasu
A un moment donné, il faut bien s'y résigner. Manger c'est bien gentil, mais passer commande en japonais c'est encore mieux.
Vaste programme, me direz-vous. En effet, vous réponds-je, mais avec ce livre, ça va être plus facile. C'est pas le tout de parler, encore faut il savoir aussi lire (et écrire accessoirement). Cet opus de chez Larousse vous apprends à déchiffrer les kanji de base en employant une méthode illustrative, dont les dessins se révèlent d'excellents moyens mnémotechniques. Vous attaquerez les kanji avant même les hiragana et les katakana, et apprendrez la syntaxe de base petit à petit.
Voilà, vous savez lire avant même de savoir parler. Incroyable !
Bon, attention, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit, c'est pas en claquant des doigts que l'on devient fluent en japonais, loin de là. Mais bon, 'faut bien commencer quelque part, et cette porte d'entrée est ludique et agréable.
Ganbatte !
(bon courage !)
Lire et écrire le japonais
Larousse, 12€50.
08 mai 2009
Du vrai dans l'assiette
Après avoir identifié le restaurant de leurs rêves, les gourmands de France pourront facilement répondre à la question suivante qui souvent les assaillent face à un menu énigmatique: Qu'est ce qu'on mange ?
Le Comité d'évaluation de la cuisine Japonaise répond à cette question. Bien qu'inactif depuis 2 ans, son équipe de testeurs mystère (japonais ou ayant un lien fort avec le pays du soleil levant), s'est rendu dans chaque restaurant qui en a fait la demande. Il a ainsi établi un guide qui indique laquelle des spécialités ravira le plus vos papilles: kaiseki (repas traditionnel japonais), sushi, tempura, anguille, yakitori, soba, udon, teppan-yaki, okonomi-yaki, tonkatsu et salons de thé. Voilà un indice de plus pour transcender votre expérience culinaire.
Attention cependant à vérifier que la place de votre choix est toujours en activité ...
Itadakimasu !
Comité d'Evaluation de la Cuisine Japonaise:
www.cecj.fr
22 avril 2009
Retour sur: Usagi
Un an après, quasi jour pour jour, retour sur Usagi, le fou des lapinous. La carte s'est étoffée, notamment avec 2 menus le soir et ma foi, cela n'est pas pour nous déplaire.
L'ambiance: Toujours aussi tranquille, le soir Usagi se pare d'habits de velours pour offrir une atmosphère chaleureuse et feutrée, aux lumières tamisées. Intime malgré la petit salle et excellent accueil. Guetter le lapin dans les assiettes et les moindres parcelles du décor devient presque un jeu. L'assiette: Usagi est resté fidèle à ses bento et ses burgers de tofu pour le midi. A diner, c'est une toute autre chanson, préparez vos papilles car la cuisine créative est au rendez-vous. Voyez plutôt le menu Usagi: radis noir à la boutargue, émincé de canard au pesto et mizuna, soupe au miso blanc, daikon, tofu et poulet, aubergine mijotée, saumons à la sauce sésame et noix, bœuf de Salers aux chips de lotus, riz à la carotte (bien sur). Un mot ? Ex-tra-or-di-naire. La perfection à l'état pur. Sans aucun doute l'expérience la plus enthousiasmante depuis bien longtemps. Un petit bémol pour le cake au miso blanc, mais là c'est plutôt une affaire de goûts. Le prix: Menus du soir à 67 et 65 euros, mais qui en valent largement la chandelle. Alors: Courez-y.
Usagi
58, rue Saintonge, Paris 3e
01 48 87 28 85
Fermé dimanche et lundi.
15 avril 2009
A table !
Voici quelques mois qu' Itadakimasu, LE guide des meilleurs restaurants japonais Paris, Province et Europe, est sorti. Emanant de l'excellente revue Wasabi -disponible gratuitement dans toutes les bonnes crèmeries - l'auteur n'est autre que Patrick Duval, directeur de la publication. Pari risqué si'l en est, puisque de la propre confession de l'auteur, rien n'est plus personnel et daté qu'un avis culinaire, il comble ainsi un véritable vide en la matière, et permettra aux novices de distinguer enfin les authentiques des usurpateurs.
Très parisien, les plusieurs centaines de restaurants sont complétées d'un carnet d'adresse du Japon à Paris. Il a néanmoins le petit défaut de tirer un peu la couverture à soi, ne mentionnant dans les cours de cuisine que ceux (par ailleurs excellents) dispensés par le partenariat établi entre Wasabi et le restaurant Zen, et passant sous silence ceux organisés par l'espace Hattori, l'association Tenri, ou encore la chef Sakura Franck.
Concernant l'Europe, vaste territoire pour un seul homme, il reprend les chroniques Wasabi-enne, - avec parfois des avis plus tout à fait d'actualité. Ainsi Genève se retrouve dépourvue d'excellentes adresses telles que Nagomi, Sumo ou Shibata.
Malgré tout un indispensable, qui justement nous dispensera de parcourir avec acharnement sites et revues de tous genres pour trouver, enfin, la bonne adresse.
Itadakimasu
A commander chez:
Thema Press
40 rue de la Mouzaïa, Paris 19e
15 €, port compris.
08 avril 2009
Sushi costard cravatte
Le coin n'est pas tout à fait propice aux sorties, le quartier des nations n'étant certainement pas le plus folichon de la ville. Néanmoins, voici une très bonne raison de s'y rendre, elle s'appelle Sagano.
L'ambiance: Ce que j'ai longtemps cru être une petite gargote façon cantine pour les employés du HCR est en fait un très chic restaurant à la décoration raffinée et aux serveuses en kimono. De très belles salles tatami abritent ceux qui se régalent de shabu-shabu, sukiyaki ou de nabe, et un comptoir teppanyaki pour ceux qui souhaitent se délecter du spectacle du chef faisant sauter ses raclettes. L'assiette: La qualité ne fait pas défaut ici. Une carte extrêmement variée. Les sushis sont très bons, le poulet teriyaki (que j'ai omis de photographier avant de me jeter dessus) très tendre, et les crevettes teppanyaki croquantes et savoureuses. Les tempuras avaient l'air également fort appétissantes. Une carte des vins très, très longue, mais un seul saké. Le prix: Sans surprise, ce n'est pas l'établissement le plus bon marché de la ville. Menu du soir (très copieux: miso + sushi-maki + poulet yakitori + crevettes teppan + glace thé vert) à 57 CHF, Menus sushi-maki à 58 CHF, thé vert 5 CHF. Alors : Miam Miam, idéal pour en mettre plein la vue.
Sagano
rue Montbrillant 86, Genève.
022 733 11 50
Fermé samedi midi et dimanche
30 mars 2009
Muji, le vrai
Muji est une abréviation de Mujirushi Ryohin qui signifie: produits de qualité sans marque. Malgré ce concept, Muji est bel et bien devenu une marque en France. Ou du moins devrais-je dire à Paris, puisque seuls ses habitants peuvent apprécier depuis de nombreuses années ses produits, ou la sobriété japonaise alliée à la fonctionnalité dans toute sa splendeur.
De la chaussette en fibres recyclées aux baffles en cartons, tel est le panel de produits que l'on peut acquérir ici bas, une gamme qui s'enrichi chaque jour de produits bio ou issus du recyclage.
Il en est tout autrement chez le Muji endémique. BoBo à Paris, il est extrêmement populaire là bas, car très très bon marché. Qui plus est, vous aurez le loisir d'y acquérir de quoi garnir votre maison et au delà, en passant du vélo à l'alimentaire . Et oui ! Et c'est bien de loin le rayon le plus dépaysant. On y trouve à boire et à manger, dans tous les sens du terme, sobrement conditionné dans de petits sachets transparents. C'est le moment de faire sortir l'aventurier qui sommeille en vous, fermez les yeux et ouvrez la bouche !
19 mars 2009
Des souvenirs en bouteille
Voilà encore un livre choisi quasi au hasard dans les rayonnages d'une librairie. C'est comme ça que je pars à la découverte de nouveaux auteurs. Celui-ci m'a attiré par le nez, car il s'agit de l'histoire d'un parfumeur. J'adore les histoires de parfum.
Ce bonhomme, on ne le connaitra jamais, sinon à travers l'errance de sa fiancée. Suicide inexpliqué. Le mystère total. La pauvre va petit a petit se rendre compte qu'elle ne savait rien de son homme, ni de ce qu'il cherchait. A retrouver le parfum de bras à jamais perdus ? Que ce qu'elle considère comme le cadeau le plus précieux est finalement, peut-être plus amer qu'il n'y parait.
On voyage dans un nuage, la réalité n'est visible qu'à travers une vitre fumée. Il y a là quelque chose que l'on arrive pas à saisir. Comme le train qui fonce à toute allure dans 2046 de Won Kar-Wai, quelque chose entraine malgré eux les personnages, entre la fuite et la raison, ou la folie.
Une fois le livre fermé, il reste un arrière gout de nuit embrumée, et de soupçon envers celui ou celle qu'on aime.
Au fait Chéri, t'étais où déjà hier soir ?
Yojo Ogawa, Parfum de glace.






